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LA CONTRIBUTION DES GOUVERNEMENTS LOCAUX AFRICAINS AU DEVELOPPEMENT ET A L’UNITE DE L’AFRIQUE

En Prélude à l’organisation de l’Africités 2015 à Johannesburg en Afrique du Sud, Les premières éditions des séminaires régionaux de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA)  ont été lancées à Dakar, pour la région Ouest africaine, du 03 au 06 Août 2015.

Les Présidents des Association de Pouvoirs Locaux (APL) de l’Afrique l’Ouest avec leur délégation ont participé au séminaire régional à Dakar, Sénégal, et ont étudié comment les Gouvernements Locaux Africains peuvent contribuer au développement et à l’unité de l’Afrique.

 

Initié par CGLU-Afrique, cette première rencontre du genre se tiendra dans toutes les régions de l’Afrique, conformément un calendrier établi à cet effet. Celui de l’Afrique de l’Ouest a été accueilli par le Maire de Dakar, Président de CGLUA et Vice-Président de la Région, M. Khalifa SALL.

L’ordre du jour des travaux était le suivant :
1- Renforcer la voix politique des autorités locales en Afrique ;
2- Améliorer la contribution des autorités locales dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix ;
3- Améliorer la position des gouvernements locaux pour répondre au défi urbain ;
4- Informer les associations nationales sur les programmes mondiaux et leur permettre d’y adopter leurs contributions ;
5- Renforcer le réseau de CGLU-Afrique, pour améliorer le rôle des autorités locales comme sphère de gouvernance efficace ;
6- La promotion de la participation des autorités locales au sommet Africités 7 en Afrique du Sud ;
7- Information et préparation des membres de la région sur les exigences relatives à l’Assemblée Générale Elective de CGLU-Afrique.

1- La première présentation était sur « la Charte Africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de gouvernance locale et du développement local, ses effets sur les initiatives des collectivités locales pour sa ratification et sa mise en œuvre ». Présenté par l’Ambassadeur de la CEDEAO à l’Union Africaine, Abarry Abdou, cette charte est un instrument performent engageant les pays africains et l’Union Africaine à faire de la décentralisation et du développement local la locomotive de toute politique de développement sur le continent.
Il a été recommandé auprès des Présidents des gouvernements locaux de faire au mieux un lobbying auprès des autorités pour la ratification et l’adoption de cette charte, dans tous les pays africains.

La deuxième présentation  a été sur « Le Haut Conseil des autorités locales au sein de l’Union Africaine et le processus de représentation des collectivités ». Cette présentation a été faite par M. Pape Mor N’diaye, Ancien Support Technique pour le sous-comité SC 8 sur la décentralisation, ce projet du Haut Conseil des autorités locales à l’Union Africaine, devrait se réunir 2 fois par an en session ordinaire, mais aussi la possibilité de se réunir en session extraordinaire. Il devrait comprendre 162 membres dont 3 représentants par pays. Initié et proposé par le Président du Sénégal, Macky SALL et adopté le 24 Juin 2014 par le Conseil Exécutif de la commission de l’Union Africaine, n’a pas connu d’avancées majeures. Cependant, cet instrument d’interpellation, de veille et de proposition des collectivités locales d’Afrique auprès de l’Union Africaine, est un moyen de pression sur l’UA pour la mise en œuvre effective des politiques de décentralisation et de développement local, pour fournir des services adéquats aux populations et amorcer un développement du continent.

Le 10 Août de chaque année est déclaré « Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement local ». Cette année, elle est célébrée sous le thème « Participation des femmes dans la Gouvernance locale ».

2- La première présentation était sur les « Domaines d’intérêt mutuel et de possible coopération entre la CEDEAO et le secteur des gouvernements locaux en Afrique de l’Ouest ». Elle a été présenté par l’Ambassadeur de la CEDEAO à l’Union Africaine, Abarry Abdou, qui dans sa présentation rapporta la stricte nécessité de mettre en place au sein de l’espace ouest africain un gouvernement des collectivités locales unique, qui pourra attirer l’attention de l’exécutif de la CEDEAO sur les principes de décentralisation, développement local et de la gouvernance locale. Ainsi la vision 2020 de la CEDEAO consistant à bannir les barrières entre les peuples de la zone en ayant un accès facile aux différentes ressources deviendra une réalité.

Ensuite il a été question de « L’adoption de la politique d’Aménagement du Territoire Communautaire à la constitution du Conseil des Collectivités Territoriales  de l’UEMOA ». Elle a été présentée par Mme SY Aminata de l’UEMOA, dont l’institution a mis en place le Conseil des Collectivités Territoriale (CCT) pour une meilleure intégration des collectivités et des populations dans l’espace UEMOA. Cela en parfaite synergie avec la CEDEAO pour élargir le CCT à l’ensemble de la zone ouest africaine, en mettant en place une coordination conjointe d’actions.
3- La première présentation a été consacrée au thème «  Renforcer les partenariats pour un nouvel agenda urbain en Afrique : contribution aux Objectifs de Développement Durable et à la préparation de la Conférence Habitat III ». Les année 2015 et 2016 seront cruciales pour le continent africain, compte tenu des grands enjeux mondiaux qui se dérouleront au cours de ces années, les réunions préparatoires sur le climat avant le sommet de Quito, à savoir la COP 21 de Paris, la réunion de l’Indonésie, celle de Kenya. Dans toutes ces rencontres l’Afrique doit faire entendre sa voix, doit se battre pour avoir sa place et son mot à dire, car les décisions prises lors du sommet de Quito, seront pour longtemps, entre 15-20 ans, avant d’être amendées ou changées.

Ensuite la deuxième portait sur « Les collectivités locales de la région dans l’Agenda pour l’Afrique de Cities Alliances ». Présenté par le Secrétaire Général de CGLU-A, Jean Pierre Elong MBassy, Cities Alliance a mis en place un fond catalytique, sous forme de ssubvention, pour financer les projets innovants qui renforcent et promeuvent le rôle des villes dans la réduction de la pauvreté et le développement urbain durable.
La dernière présentation portait sur « Les collectivités locales de la région dans la stratégie urbaine de la Banque Africaine de Développement (BAD) ». La stratégie de la BAD sur le développement urbain consiste à transformer les villes africaines en un moteur de croissance économique et de développement local, en finançant les infrastructures routières, les équipements et proposant un accompagnement technique auprès des villes. Plusieurs projets et études sont menés et d’autres sont en cours dans plusieurs pays africains. Ces projets permettront d’accroitre les taxes locales de ces villes en favorisant une croissante forte et dynamique.

4- Ainsi, les APLs doivent inscrire leurs membres dans ces réseaux pour leur faire bénéficier des avantages de ces programmes. L’une des obligations des APLs est de faciliter l’accès à des postes électifs aux femmes et de mettre un point focal de REFELA en son sein, pour faire valoir la voix des femmes dans les prises de décisions. Aujourd’hui, CGLUA est entrain d’expérimenter trois instruments importants pour son épanouissement que sont la revue par les pairs, les prix (récompense) pour les maires et le Bulletin d’information des villes africaines.

5- La première présentation portait sur «  Les collectivités locales de la région au sein du réseau CGLUA et CGLU » et dont la première partie a été sur « la participation des collectivités locales aux réseaux de CGLU-Afrique ». Cette première a été présentée par M. Charles PATSIKA Directeur des relations extérieures de CGLU-A. Il a été noté que CGLU-A dispose de plusieurs réseaux en son sein, permettant aux membres de bénéficier des avantages des programmes dont dispose celui-ci et d’être en synergie dans leurs actions prioritaires, de partage d’expériences. Ces réseaux sont entre autres, le REFELA, le réseau des finances locales, l’Association des Gestionnaires des Villes Africaines, l’Association des Responsables Techniques des Villes Africaines.

La deuxième partie était consacrée sur « la participation des collectivités locales aux commissions de CGLU et groupes de travail », présenté par BILSKY. Elle concerne les différentes commissions et groupes de travail dont dispose CGLU et qui permettent de faire participer tous les pays membres aux actions entreprises par CGLU. Les commissions sont au nombre de onze dont une seule commission permanente (Egalité et Genre) et dont la présidence est assurée par la Mairesse de Paris, Anne Hidalgo. Quant aux groupes de travail, ils sont au nombre de 06. Chaque commission ou groupe de travail a, à sa tête une ou deux villes.

Pour former une commission au sein de CGLU, il faut obligatoirement réunir des villes de trois régions du monde.

La troisième présentation portait sur «  la participation au programme de coopération décentralisée pour l’Afrique pour la défense de la gouvernance et le GADDEPA ». Développé par YATTA François, Directeur des programmes de CGLUA, cette partie consiste à construire l’unité et piloter le développement à partir de la base, impliquant le maximum d’acteurs dans la définition des objectifs et priorités. Cette démarche participative redonne la voix à la base dans l’expression de ses aspirations et de ses attentes vis-à-vis des APL. L’un des instruments de cette politique est le GADDEPA, qui assurera l’indépendance des APL. Pour cela, les fonds qui seront alloués au GADDEPA doivent provenir des APL, elles mêmes, pour assurer le financement de certains projets des associations. Les pays devraient participer à hauteur de 1000€ pour ce fond.

6- La participation des autorités locales au sommet Africités a été abordé avec passion, car c’est la grande rencontre des élus locaux africains. « Africités 2015 » est prévue dans la ville de Johannesburg en Afrique du Sud, du 29 Novembre au 03 Décembre 2015.
Les frais de participation varient, selon les pays, pour les pays non membre de l’OECD, c’est 350€ et les pays membres de l’OECD, c’est 500€. Il a été aussi question des conditions de participation, les demandes d’inscription et de visas à temps, la réservation dans les hôtels, le salon d’exposition, les objectifs du salon, les exposants, les secteurs d’activités des exposants, les profils des exposants et les visiteurs du salon. Les structures du sommet et de l’architecture générale, la préparation des réunions politiques et des événements spéciaux. Mais aussi, les conférences et les ateliers qui seront organisés en marge du salon, les problèmes prioritaires qui seront abordés. Les organisateurs du salon mettent à la disposition des exposants plus de 11.000 m2 à louer, selon leur capacité. Ce sommet d’Africités sera un peu plus politique, car le devenir de l’Afrique en dépend, les décideurs politiques seront invités à se joindre aux associations de pouvoirs locaux pour définir l’Agenda 2063 de l’Afrique, de sorte que le développement du continent soit amorcer à partir de la base et devenir une réalité pour les populations.
Ainsi, la présidente de la commission de l’UA, Mme Zuma fera une déclaration concernant ses attentes et aspirations vis-à-vis des associations de pouvoirs locaux et chaque de l’Afrique fera un commentaire relatif à cette déclaration.

7- La présentation portait sur la participation des membres de la région ouest africaine à l’Assemblée Générale Elective de CGLU-A. Concomitamment avec l’Africités 2015, chaque trois ans, le renouvellement des instances dirigeantes de CGLUA sera aussi tenu. Un rappel des règles et procédures de l’Assemblée Générale Elective, les conditions et modalités des candidatures, le profil des candidats, le choix des candidats et un caucus d’identification des candidats à CGLUA et aux organes mondiaux de CGLU sont réalisés.
Cette rencontre de Dakar devrait permettre de présenter des candidats à des instances de CGLU-A. Quatre instances de décisions étaient à pourvoir à savoir :

  1. Le Conseil Panafricain : les membres sont au nombre de 9 dont : Dakar, Mali, Ghana, Nigéria, Côte d’Ivoire, Sierra Leone, Benin, Cap-Vert, Guinée-Conakry.
  2. La Commission Financière : Côte d’Ivoire
  3. Bureau  Exécutif : Dakar, Praia, Ghana.
  4. Commission Electorale : Benin

Au plan mondial, la Mairie de Dakar a été porté candidate au poste de Vice-Présidence.
A l’image de CGLU, la région ouest africaine a proposée de créer des commissions de travail, au nombre de quatre.

  1. La Commission Décentralisation et Démocratie Locale ;
  2. La Commission Affaires Humanitaires et Désastres ;
  3. La Commission Environnement et Développement Durable, dont la Guinée est rapporteur
  4. La Commission de l’Intégration Africaine et de la Coopération.

Chaque commission est constituée de trois pays et de la manière suivante : 1 Président, 1 Secrétaire Général et 1 Rapporteur.
Pour clôturer cette rencontre, un grand dîner a été offert le Maire de Dakar, Président de CGLUA et Vice-Président de la région ouest africaine, M. Khalifa SALL.

 

 
     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
 
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